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Corps-Texte Installation Mixed media 2007 Conception Damien Valero Corps-Texte : Ex-voto en Cène Corps-Texte est une convocation et une évocation d’une conversation avec un fond sonore de voix chuchotées. Les voix tournent autour du corps et du texte, de la chair devenue verbe et du verbe devenu chair. Sur trois tables, des moulages de mains et de pieds dans des situations différentes, des chrysalides de mollets et d’avant-bras, comme si les membres de ce banquet avaient laissé des empreintes tangibles de leurs passages. C’est un théâtre de traces, un lieu corporel qui laisse la place aux impressions sensorielles. C’est un banquet qui évoque la dernière Cène. Le corps sacralisé devient Verbe par le partage de chair et de sang, de pain et de vin. Les mains ont des attitudes, elles parlent encore. Les corps se sont retirés, ils ont laissé des traces, des ex-voto comme un art de la mémoire. Une conversation a eu lieu, des mots arrivent en rafale. On se doit d’imaginer ce qui manque d’après ce qui reste. Il faut imaginer ce qu’il y a entre, entre les mots et les fragments du corps, réinventer les corps absents. Le texte aussi se fragmente et invite le spectateur à être le témoin éphémère de cette nouvelle Cène, de cette conversation. « Je donne un fragment et j’entraîne le spectateur, par le rythme, je l’entraîne à poursuivre le mouvement de la fraction qu’il voit, de façon à ce qu’il ait le sentiment de la totalité. » Matisse

Body-Text: Ex-voto in Supper Body-Text is a convocation and an evocation of a conversation with a sonic background of whispered voices. The voices wind around the body and the text, around flesh become verb and verb become flesh. On three tables, there lie mouldings of hands and feet in various situations, chrysalides of calves and forearms, as if the limbs of this banquet had left tangible imprints of their passing. This is a theatre of traces, a physical place which ma- kes way for sensorial impressions. This banquet brings to mind the Last Supper. The body made sacred becomes Verb through the sharing of flesh and blood, of bread and wine. The hands have attitudes, they still speak. The bodies have withdrawn, they have left traces, ex-votos as an art of memory. A conversation has taken place, words arrive, all at once. One must imagine what is missing by looking at what remains. One has to imagine what lies between, between the words and the fragments of the body, to reinvent the absent bodies. The text fragments and invites the spectator to be the ephemeral witness to this new Supper, this conversation. “I give a fragment and I draw in the spectator, through rhythm, I draw him into pursuing the movement of the fraction he sees, so that he has the sensation of the whole.” Matisse