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Archi/Texture

Damien Valero, avec cette installation, interroge le rapprochement entre l’architecture et le corps, lien que l’on retrouve déjà dans le jeu des mots : l’ossature et l’enveloppe d’une architecture ou d’un corps. On parle aussi d’architecture d’un corps pour la physiologie.
On pourrait d’ailleurs, comme le dit Wölfflin, « énumérer les possibilités physiognomoniques que l’architecture peut assimiler». L’historien perçoit certains monuments comme des visages.
Les fenêtres correspondent aux yeux, les portes aux bouches… Mais, il est nécessaire de dépasser cette vision comparative quelque peu naïve et stéréotypée.
Damien Valero va utiliser des plaques de plexiglas pour penser le cheminement, le parcours qui s’étend d’un amas vivant désordonné jusqu’à un angle droit qui ne triche pas, un coin, puis des cubes. Par là le plasticien amène le spectateur à appréhender la dé-construction à travers une mise en scène d’un processus, d’un déplacement, d’une mutation à l’oeuvre par le matériau lui-même.

 Archi/Texture With this installation, Damien Valero questions the connections between architecture and the body, already evident in the play on words of the title: the “skeleton” framework and the envelope of an architectural work or of a body. In physiology, one also speaks of the body’s architecture. Moreover, one could, as Wölfflin said, “enumerate the physiognomic possibilities which architecture can assimilate”. The historian perceives certain monuments as faces. The windows correspond to eyes, the doors to mouths… But it is necessary to go beyond this somewhat naive and stereotyped comparative vision. Damien Valero uses sheets of plexiglas to reflect on the progression, the pathway that stretches from a living disordered heap to a right angle which does not lie, a corner, then cubes. In this way, the plastic artist draws the spectator into an awareness of de construction through the staging of a process, a shift, a mutation at work in matter itself.



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